Updated 07/11/22

La recherche en partenariat avec des acteurs universitaires brésiliens et internationaux est un des piliers de la recherche menée par l’IRD. En plus de cela, la recherche de synergies avec des acteurs locaux (institutions, autorités locales, société civile, etc.) et du réseau de la diplomatie française permet de mettre en place une recherche pour le développement durable.

L´IRD au Brésil compte 7 types de structures en partenariat :

  • Les instituts nationaux de science et de technologie (INCT)
  • Les Laboratoires Mixtes internationaux (LMI)
  • Programmes des Jeunes Équipes Associées à l’IRD (JEAI)
  • Groupements de recherche international-Sud (GDRI-Sud)
  • Les Projets structurants de formation au Sud (PSF-Sud)
  • Les Observatoires de Recherches
  • Le Réseau Franco-Brésilien du Nordeste (ReFBN)
Zonage participatif du territoire de Santarém, Amazonie bresilienne, Observatoire INCT Odisseia

© Emilie Coudel, projet Odyssea

Observatoire INCT Odisseia, zonage participatif du territoire de Santarém, Amazonie bresilienne (2019

INCT

Les instituts nationaux de science et de technologie (INCT) sont des structures du Ministère de la science, de la technologie et des innovations du Brésil (Ministério da Ciência, Tecnologia e Inovações, MCTI) qui visent à regrouper, de manière articulée, des groupes de recherche travaillant dans des domaines stratégiques pour le développement durable du pays. L'organisation en réseaux avec des institutions internationalement reconnues permet de consolider l’internationalisation de la recherche. Les INCT visent à stimuler le développement de la recherche scientifique et technologique de pointe en accordant une place importante à la coordination avec des entreprises innovantes. Le financement de ces structures d’excellence reconnues par le système d’enseignement supérieur et de recherche du Brésil, est assuré en partie par le  Conseile national de développement scientifique et technologique (Conselho Nacional de Desenvolvimento Científico e Tecnológico, CNPq) qui dépend du MCTI, la Coordination pour l’excellence des ressources humaines dans les études supérieures (Coordenação de Aperfeiçoamento de Pessoal de Nível Superior, CAPES) qui dépend du Ministère de l’Education (Ministério da Educação, MEC), et par les fondations de recherche des États, ou Fondations d’appui à la recherche (Fundação de Amparo a Pesquisa, FAP). L'IRD au Brésil est partenaire de quatre de ces programmes : INCT Odisseia, INCT Ondacbc, INCT Amb-Tropic et INCT In-tree.

  • INCT Odisseia : Observatoire des dynamiques socio-environnementales en Amazonie, dans le Cerrado et la Caatinga

    2018 - 2022

    Coordination

    Marcel Bursztyn, UnB-CDS
    Marie-Paule Bonnet, IRD - UMR Espace-Dev

    Contexte

    Étudier les relations entre l’homme et son environnement est un enjeu crucial dans le contexte des changements climatiques et environnementaux actuels, raison pour laquelle a été la création de l'INCT Odisseia « Observatoire des dynamiques socio-environnementales : durabilité et adaptation aux changements climatiques, environnementaux et démographiques ». Il s’agit d’un réseau transdisciplinaire et international qui a pour cadre d'étude les trois principaux biomes brésiliens : le biome amazonien, le Cerrado et la Caatinga.

    En Amazonie, les grands défis concernent le suivi des dynamiques spatiales (urbanisation, utilisation des terres, usages agricoles familiaux et de l’agrobusiness) et des changements climatiques et environnements (déforestation et les conséquences pour la régulation climatique, fréquence des évènements extrêmes, ressources en eau, qualité de l’air, etc.).

    Le biome Cerrado est principalement étudié dans le District Fédéral. La capitale Brasília, combine planification urbaine moderne, l’urbanisation incontrôlée et une tradition rurale dans l’État voisin de Goiás. Entre 2016-2018, une grave crise de l'eau attire l'attention du public. La cause est attribuée à une série d'années particulièrement sèches, à la question de longue date d'occupation des sols dans les bassins versants et aux évolutions démographiques. Cela remet sur la table la gestion et les usages de l’eau et la sécurité alimentaire et hydrique de la population, ainsi que les effets de l’expansion urbaine, souvent précaire, sur des zones de végétation native.

    Dans la Caatinga, biome semi-aride le plus bio-divers du monde, les défis concernent la conservation de la biodiversité, la lutte contre la désertification et l’amélioration de la qualité de vie des populations. Il est considéré comme l’un des territoires du Brésil les plus vulnérables face au changement climatique.

    Objectifs

    L’observatoire Odisseia a pour objectif principal d´analyser les relations homme-environnement face aux changements climatiques, environnementaux et démographiques, en développant de nouvelles méthodologies d'observation et des perspectives socio-environnementales. Sur la base de l’élaboration et du suivi d’indicateurs spécialisés, qui facilitent l’interaction entre les dynamiques sociales, l’organisation institutionnelle et les dynamiques écologiques, des scénarios prospectifs d’évolution de la vulnérabilité seront produits, auxquels sont associées des recommandations afin de définir des stratégies d'adaptation, tels que des outils d'action publique et de résilience des territoires vulnérables. En termes concrets, c’est à travers des sites pilotes, qui agissent comme des "sentinelles" de la vulnérabilité des biomes étudiés, que procède l’observatoire. L’approche transdisciplinaire et multi-acteurs permet la construction participative de formulation des scénarios prospectifs et des solutions d’adaptation.

    ⇒ Aller plus loin : inct-odisseia

    Principaux partenariats

    Brésil

    Services d'État

    • Fondation Oswaldo Cruz (Fiocruz)
    • Institut National de Recherche en Amazonie (INPA)

    Universités

    • Centre pour le développement durable, Université de Brasília (CDS-UnB)
    • Entreprise brésilienne de recherche agricole (EMBRAPA)
    • Fondation Oswaldo Cruz (Fiocruz)
    • Institut National de Recherche en Amazonie (INPA)
    • Université de l’état d’Amazonas (UEA)
    • Universidade Federal do Rio Grande do Sul (UFRGS)
    • Université de São Paulo (USP)
    • Université Fédérale du Para (UFPA)

    Internationaux

    Mots-clefs

    Adaptation au changement climatique ; Populations locales ; Environnement ; Amazonie ; Caatinga ; Cerrado

    Unités de recherche

  • INCT Ondacbc : Observatoire national de la dynamique de l’eau et du carbone dans la Caatinga

    2017 - 2022

    Coordination

    Antônio Antonino, UFPE
    Rômulo Menezes, UFPE
    Claude Hammecker, IRD – UMR ECOSOLS

    Contexte

    Avec plus de 50 millions d’habitants, le Nordeste du Brésil regroupe environ 1/3 de la population totale du pays, dont la majeure partie vit aujourd'hui en zone urbaine, en étroite connexion avec les zones rurales et agricoles. D’un autre côté, la Caatinga, biome semi-aride le plus bio-divers de la planète, occupe près la moitié de la moitié du Nordeste et se voir aujourd'hui menacée par les changements en cours. Dans ce contexte, la recherche s’intéresse aux ressources en eau et au stockage du carbone, champs d’investigation à la fois fondamentaux et pourtant sous-étudiés.

    C’est dans cette optique de forts enjeux socio-économiques en lien avec l’environnement et sa conservation qu’a été mis en place L'INCT Ondacbc, « Observatoire national de la dynamique de l’eau et du carbone dans la Caatinga », un réseau transdisciplinaire et international pour le développement de la recherche expérimentale et la modélisation dans ce biome semi-aride. Cet outil de structuration des programmes de recherche permet d’unir les efforts de différents groupements, d’organiser les connaissances disponibles, de mener des projets sur le long terme, de garantir la formation de ressources humaines, et de prendre part à la formulation de politiques publiques pour soutenir l'adaptation de l'utilisation des terres à la variabilité climatique dans la région.

    Objectifs

    L’INCT Ondacbc est porteur d’un réseau de tours mesurant les flux d’énergie, pour la recherche expérimentale et la modélisation de la dynamique de l’eau et du carbone dans le Biome Caatinga.

    En termes scientifiques, l’INCT cherche à :

    • Évaluer la dynamique de l'eau et du carbone dans le système Sol-Caatinga-Atmosphère ainsi que les flux d'eau, d'énergie et de CO2 dans ce système dans les états de Pernambouc, Paraíba et Rio Grande do Norte ;
    • Comprendre les différents facteurs environnementaux qui régulent la fixation biologique de l'azote (BNF) dans les principales cultures et la végétation native de la Caatinga ;
    • Contribuer à l'amélioration de l'imagerie 3D des sols et des racines des plantes du biome de la Caatinga par tomographie par rayons X et micro-ondes ;
    • Réaliser des simulations stochastiques et déterministes de la dynamique de l'eau, de l'énergie et du carbone du sol dans le système sol-plante-atmosphère dans les zones de pâturages et de Caatinga ;
    • Contribuer à la formation de ressources humaines hautement qualifiées qui peuvent travailler dans le domaine de l'éco-hydrologie, de l'imagerie du cycle biogéochimique du carbone et de l'azote dans le sol, répondant ainsi aux besoins nationaux aussi bien que de la région du Nordeste ;

    L’objectif est aussi d’agir en termes de gouvernance, de gestion et de communication, en intégrant les décideurs, la société civile et les populations pour aller vers une gestion concertée et durable des ressources. Transférer les connaissances acquises et les résultats de la recherche doit contribuer aux politiques publiques et consolider les partenariats avec des acteurs de la société civile. L’INCT cherche aussi à développer la communication, l’éducation à l’environnement et la recherche-action avec les populations locales. Sur ce dernier point, on compte notamment le projet COOPERE sur la gestion durable des résidus en zone urbaine, qui vise à transformer le campus de l’UFPE en cité modèle sur cette question.

    Principaux partenariats

    Brésil

    Service d'État

    Entreprise brésilienne de Recherche en agriculture (EMBRAPA)

    Universités

    • Université fédérale du Pernambouc (UFPE)
    • Université fédérale rurale du Pernambouc (UFRPE)
    • Université fédérale de Campina Grande (UFCG)
    • Université fédérale du Paraíba (UFPB)
    • Institut national du semi-aride (INSA)
    • Université fédérale du Rio Grande Do Norte (UFRN)
    • Université de l’État du Pernambouc (UPE)
    • Université de l’État du Paraíba (UEPB)

    Internationaux

    Mots-clefs

    Dégradation des sols ; Ressources en eau ; Gaz à effet de serre ; Atmosphère ; Changement climatique ; Modèles ; Stockage du carbone

    Unités de recherche

    UMR ECO&SOLS : Claude Hammecker

  • INCT AmbTropic : Environnements marins tropicaux, hétérogénéité spatio-temporelle et réponses au changement climatique

    2016-2022

    Coordination

    Arnaud Bertrand, IRD
    Moacyr Araujo, UFPE

    Contexte

    Le changement climatique devrait affecter les caractéristiques physiques, biologiques et biogéochimiques des zones côtières et des océans, modifiant leur structure écologique, leurs fonctions et les différents services rendus à l'homme. Ces changements sont susceptibles d'avoir de graves répercussions socio-économiques à l'échelle locale (zone côtière), régionale (plateau continental et mers peu profondes) et mondiale (océan). Les réponses des milieux marins au changement climatique dépendront également de la variabilité naturelle de ces systèmes et d'autres changements induits par l'homme en raison des différentes utilisations des ressources marines et côtières. Or, le bien-être des communautés humaines dépend intrinsèquement de la disponibilité des services fournis par ces écosystèmes. Au Brésil, cela est particulièrement vrai pour le Nord et le Nordeste, qui concentrent parmi les plus fortes densités de population du Brésil dans certaines villes côtières.

    C’est devant ce constat qu’est né l’INCT « Environnements marins tropicaux : hétérogénéité spatio-temporelle et réponses au changement climatique », ou AmbTropic.

    Objectifs

    L'INCT AmbTropic a pour objectif central d'évaluer comment l'hétérogénéité spatio-temporelle des environnements marins tropicaux permet de créer des modèles de réponse de ces milieux et de leur résilience face au changement climatique, une activité d’importance stratégique pour cette région à forts enjeux sociaux.
    Dans une démarche de science de la durabilité, l’INCT poursuit plusieurs objectifs. Tout d’abord, créer une base conceptuelle solide sur le fonctionnement général et la variabilité spatio-temporelle de la zone côtière tropicale, du plateau et de l'océan. Il s’agit aussi de consolider une infrastructure de recherche moderne et adéquate pour l'avancement et la consolidation des activités en sciences marines dans le Nord et le Nordeste du pays et de développer le renforcement des capacités locales. Ces différents éléments doivent donner vie à un réseau d’excellence académique et participer au développement d’un faisceau d’acteurs institutionnels, de la société civile et du secteur privé : une alliance indispensable pour faire face à l'ensemble des défis actuels et futurs auxquels cette région sera confrontée, principalement en raison du changement climatique.

    Principaux partenariats

    Brésil

    Services d’État

    • Centre d’Hydrographie Marine
    • Fondation de météorologie et des ressources hydriques du Ceará (FUNCEME)
    • Institut Chico Mendes de Conservation de la biodiversité (ICMBio)
    • Institut de recherche scientifique et technologique de l’État d’Amapá (IEPA)
    • Institut National des recherches spatiales (INPE)
    • Fondation d’appui à la recherche de l’État de Bahia (Fapesb)

    Universités

    • Musée Emílio Goeldi du Pará (MPEG)
    • Université Fédérale du Rio Grande du Nord (UFRN)
    • Université Fédérale de Bahia (UFBA)
    • Université fédérale du Pernambouc (UFPE)
    • Université de São Paulo (USP)
    • Université de l’État de Rio de Janeiro (UERJ)
    • Université de l’État de Santa Cruz (UESC)
    • Université de l’État du Ceará (UEC)
    • Université de l’État de Bahia (UNEB)
    • Université de l’État du Nord Fluminense Darcy Riberiro (UENF)
    • Université de l’État du sud-ouest de Bahia (UESB)
    • Institut de physique de l’université de Brasília (IF-UNB)
    • Université fédérale du Paraiba (UFPB)
    • Université fédérale de Sergipe (UFS)
    • Université fédérale du Ceará (UFC)
    • Université fédérale du Maranhão (UFMA)
    • Université fédérale du Para (UFPA)
    • Hôpital universitaire Clementino Fraga Filho (HUCFF)
    • Université fédérale du Rio Grande (FURG)
    • Université fédérale du Rio grande du nord (UFRN)
    • Université fédérale rurale du Pernambouc (UFRPE)
    • Université fédérale rurale du Semi-aride (UFERSA)
    • Université fédérale rurale d’Amazonie (UFRA)
    • Université fédérale du Recôncavo de Bahia (UFRB)
    • Université fédérale de Espírito Santo (UFES)

    Internationaux

    Mots-clefs

    Sciences marines ; Écosystème marin ; Changement climatique ; Modélisation

    Unités de recherche

  • INCT In-tree: Études transdisciplinaires en écologie et évolution

    Coordination

    Francisca Soares de Araújo (UFC)
    Marie-Pierre Ledru (IRD-UMR ISEM)

    Contexte

    L’INCT In-tree sur les études transdisciplinaires en écologie et évolution a pour objet central la relation entre la science, la technologie et la société ainsi que le développement de projets sur des questions de recherche en écologie et évolution.

    La caractéristique fondamentale d’In-tree est que la recherche est menée à partir d'une approche transdisciplinaire, c'est-à-dire que plusieurs domaines de connaissance sont intégrés dans le développement du projet : physique, informatique, géologie, philosophie des sciences, histoire des sciences, enseignement des sciences, économie, communication, sciences agricoles, sociologie environnementale et rurale rejoignent la biologie pour développer la recherche dans le domaine de l'écologie et de l'évolution.
    En outre, les projets cherchent à interagir avec la société, ce qui implique un travail de collaboration avec des institutions non académiques et des écoles.

    Objectifs

    Les projets sont menés par plusieurs laboratoires associés à In-tree. Ils sont divisés en 14 projets thématiques (PT), liés aux questions de recherche et d'évolution, et 5 projets intégratifs (PI) qui mettent l'accent sur les perspectives inter et transdisciplinaires.

    Les recherche en partenariat avec l’IRD portent sur la perte de biodiversité dans les zones en processus de dégradation dans l’état du Ceará (PT10). Il s’agit d’étudier les environnements passés de cette région, notamment dans la Caatinga, afin de comprendre quels effets, bénéfiques, négatifs voire dévastateur l’action humaine a eu sur cet environnement. Cette analyse doit permettre d’apporter des éléments concrets pour les actions à prendre en faveur de la conservation et pour guider les programmes de restructuration des zones dégradées.

    Principaux partenariats

    Services d’État

    • Institut Chico Mendes de Conservation de la biodiversité (ICMBio)
    • Institut fédéral d’éducation, de sciences et technologie du Ceara (IFCE)

    Universités

    • Université fédérale du Ceará, Programme de master en écologie et ressources naturelles (PPGERN-UFC)
    • Université régionale du Cairi (URCA)
    • Université de l’état du Ceará (UECE)
    • Université d’état du Vale do Acarau (UVA)
    • Université de Campinas (Unicamp)

    Société civile

    Association Caatinga

    Mots-clefs

    Modèles ; Environnements passés ; Semi-aride ; Désertification ; Conservation

    Unités de recherche

    UMR ISEM : Marie-Pierre Ledru

Campagne Océanographique ABRAÇOS 2 : tri des échantillons d’organismes mésopélagiques – LMI TAPIOCA.

© IRD - Arnaud Bertrand

Campagne Océanographique ABRAÇOS 2 : tri des échantillons d’organismes mésopélagiques – LMI TAPIOCA (Brésil, 2020)

LMI

Les Laboratoires Mixtes internationaux (LMI) sont des structures opérationnelles de recherche et de formation, implantées physiquement dans les locaux de partenaire(s) du Sud et dédiées à la réalisation de projets conjoints de recherche, de formation et d’innovation à partir d’une plateforme scientifique commune (laboratoires, équipements, moyens informatiques, documentaires, etc.). Au Brésil, il existe le LMI Tapioca et le LMI Sentinela.

  • LMI Tapioca

    2018 - 2022

    Coordination

    Moacyr Araújo, UFPE
    Flávia Lucena, UFRPE
    Arnaud Bertrand, IRD - UMR MARBEC

    Contexte

    Le Brésil a récemment reconnu l'importance majeure des ressources naturelles et des réserves minérales le long de sa côte longue de 7 500 km, appelée "Amazonie bleue". Cette partie de l’Atlantique tropical, encore mal connue, cristallise pourtant de nombreux enjeux environnementaux, climatiques et socio-économiques.

    Cette situation s’explique principalement par deux raisons : l’internationalisation de la recherche est encore trop faible, et certains aspects de l’océanographie restent peu ou pas explorés.

    Dans ce contexte, a été mis en place le LMI Tapioca, avec pour objectif d’avoir un rôle structurant pour le développement d’un centre d’excellence en sciences de la mer à Recife.

    Objectifs

    Le LMI Tapioca est organisé en deux axes interconnectés. Le premier a pour objectif l'observation à différente échelles des structures et dynamiques océaniques. Le second s’intéresse aux évolutions de l'occupation de l'espace par ses « usagers », différents organismes marins mais aussi des pêcheurs, en utilisant des marqueurs naturels et artificiels. Enfin, la modélisation sous différentes formes (conceptuelle, statistique, numérique) est transversale dans Tapioca.

    Par ailleurs, le renforcement des capacités et le développement de nouvelles disciplines, comme l’acoustique écosystémique, sont des points centraux du laboratoire. À ce jour, 7 post-docs et 57 étudiants (20 PhD, 21 Master, 16 Licence), brésiliens, d’autres pays d’Amérique Latine, d’Afrique ou d’Europe sont encadrés par des membres du LMI Tapioca.
    Le LMI est également très investi dans le développement de la culture scientifique et mène pour cela des actions sur plusieurs fronts, incluant des dispositifs numériques (voir onglet « sciences pour tous »).

    Principaux partenariats

    • Université fédérale du Pernambouc (UFPE)
    • Université fédérale rurale du Pernambouc (UFRPE)

    Mots-clefs

    Écosystème marin ; Océanographie ; Changement climatique ; Biologie Marine

    Unités de recherche

  • LMI Sentinela

    2018-2025

    Coordination

    Christovam Barcellos, FIOCRUZ
    Emmanuel Roux, IRD - UMR ESPACE DEV
    Helen Gurgel, UnB

    Contexte

    L’environnement et ses modifications (changements climatiques, modifications de l’occupation et de l’usage des sols, urbanisation, etc.) ainsi que les pratiques de l’espace et les relations entretenues par les sociétés humaines avec leurs environnements, sont des éléments déterminants dans le domaine de la santé publique.
    C’est dans ce contexte que le LMI SENTINELA propose une approche transdisciplinaire intégrée Géographie, Environnement, Climat, Santé.

    Objectifs

    Le LMI Sentinela cherche à structurer, renforcer et pérenniser l’approche intégrée Géographie, Environnement, Climat, Santé au Brésil, dans les secteurs de l'enseignement, de la recherche et des politiques publiques, et à renforcer la visibilité internationale des équipes brésiliennes porteuses de la thématique.
    Il compte deux axes principaux de recherche situés dans deux laboratoires :

    • L’observatoire climat et santé, qui, au sein de la Fondation Oswaldo Cruz (Fiocruz), principale institution brésilienne de santé publique en lien avec le ministère de la santé, vise à la mise en œuvre opérationnelle et pérenne d’observatoires multi-échelles du climat, de l’environnement et de la santé et participe à la formation à et par la recherche aux niveaux master et doctorat ;
    • Le laboratoire géographie, environnement et santé (LAGAS) de l’Université de Brasília, qui vise l’enseignement universitaire et la formation à et par la recherche aux niveaux licence, master et doctorat, dans le domaine de la géographie appliquée aux relations entre environnement et santé, et ce sous la tutelle du ministère de l’éducation.

    Ces équipes contribuent à la fois à développer la recherche et l’enseignement sur la thématique, et à faire en sorte que les politiques publiques de santé s’approprient les résultats de leurs travaux.

    Mots-clefs

    Changements environnementaux ; Changement climatique ; Santé publique ; Maladies vectorielles ; Zones transfrontalières

    Principaux partenariats

    • Fondation Oswaldo Cruz (Fiocruz)
    • Université de Brasília (UnB)

    Unités de recherche

Obervations des oiseaux par les ornithologues lors de la campagne MAFALDA, prédecesseure de la JEAI Tabasco. Archipel Fernando de Noronha, Brésil 2019.

© IRD - Sophie Bertrand

Obervations des oiseaux par les ornithologues lors de la campagne MAFALDA, prédecesseure de la JEAI Tabasco. Archipel Fernando de Noronha, Brésil 2019.

JEAI

Le programme des Jeunes Équipes Associées à l’IRD (JEAI) vise l’émergence et le renforcement des équipes de recherche dans les Pays en Développement. L’objectif est de permettre à un groupe de chercheur.e.s de se constituer en équipe à travers la réalisation d’un projet de recherche et de formation par la recherche, mené en étroite collaboration avec une unité de l’IRD. Ce partenariat vise la reconnaissance d’un champ d’étude, l’ancrage dans son environnement local et son insertion dans les réseaux scientifiques régionaux et internationaux. Au Brésil, il existe la JEAI Tabasco et la JEAI Ex-Met.

  • JEAI Tabasco

    2020-2023

    Coordination

    Guilherme Tavares Nunes (UFRGS)
    Sophie Bertrand (IRD-UMR MARBEC)

    Contexte

    Avec plus de 8500 km de côtes et 4,5 millions de km2 de Zonage Écologique Exclusif (ZEE), le Brésil abrite une grande diversité d'oiseaux marins et a donc une responsabilité dans leur conservation. Bien que les sites de nidification aient pu subir des dégradations anciennes et récentes, comme la déforestation, l'introduction d'espèces exotiques et la pollution anthropique, il existe peu de programmes de conservation des oiseaux de mer, qui nichent et se reproduisent principalement sur les îles océaniques. Le Brésil compte cinq sites de ce type (Abrolhos, Fernando de Noronha, São Pedro et São Paulo, les îles Trindade/Martin Vaz, l'Atol das Rocas) qui accueillent la reproduction de 14 espèces d'oiseaux de mer (3 fous, 2 oiseaux tropicaux, 3 frégates, 2 corbeaux, 2 sternes et 2 procellarides). Cependant, il existe un manque critique de connaissances sur cette composante importante de la biodiversité brésilienne, et un besoin urgent d'études à long terme sur tous les aspects du cycle de vie pour évaluer les tendances et les besoins des populations d'oiseaux de mer, dans les conditions actuelles ainsi que dans le contexte du changement mondial.

    C’est dans ce contexte que naît la JEAI Tabasco, un dispositif de recherche qui vise à améliorer les connaissances sur l'écologie des oiseaux de mer tropicaux au Brésil et à apporter des éléments concrets pour leur conservation, avec pour objectif à moyen terme une meilleure représentation de cette discipline dans les universités du Nordeste.

    Objectif

    La proposition est axée sur le renforcement de la recherche sur l'écologie des oiseaux marins tropicaux au Brésil et est organisée autour de trois grandes thématiques :

    • Biogéographie et connectivité des populations ;
    • Niches écologiques comportementales et trophiques ;
    • Conservation des oiseaux marins tropicaux et aménagement de l'espace marin.

    Principaux partenariats

    • Université fédérale de Rio Grande du sud (UFRGS)
    • Université fédérale de Rio Grande (FURG)
    • Université fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ)
    • Université fédérale d’Alagoas (UFAL)

    Mots-clefs

    Biodiversité terrestre ; Biologie ; Écologie ; Oiseaux marins ; Conservation

    Unités de recherche

    UMR MARBEC: Sophie Bertrand

  • JEAI Ex-Met

    2020 - 2023

    Coordination

    Ana Lucia Duarte Lanna, FAU-USP
    Jérôme Tadié, IRD - UMR URMIS

    Contexte

    Qu’est-ce qui, dans les structures, l’organisation de la société d’hier, peut donner à comprendre le monde d’aujourd'hui, et donc ses inégalités ? C’est notamment à cette question que cherche à répondre le programme de recherche JEAI Ex-Met, par l’analyse concomitante de la construction de São Paulo et de ses inégalités, tout au long du 20e siècle qui a vu naître la métropole. Car c’est à ce moment que São Paulo conçoit son image, et une partie de ses territoires, selon des dynamiques proches de celles des pays du Nord, partageant pourtant nombre de dynamiques communes aux grandes métropoles du Sud (pauvreté, différenciations et ségrégation ethniques, inégalités socio-spatiales, etc.). Le regard multidisciplinaire, mais aussi la réflexion sur la méthodologie des sciences sociales comme l’origine des sources, sont deux aspects que la recherche actuelle met en avant.

    Objectifs

    Ce projet vise ainsi à analyser sur le long terme la diversité et l’hétérogénéité des intersections et expériences de ces nouvelles configurations urbaines, de même que les processus de construction des identités et altérités produits par les différents groupes dans la ville. Il cherche à comprendre la construction de cet antagonisme, apparemment pacifié, entre société démocratique et société inégalitaire propre au Brésil.

    Cette recherche part de plusieurs hypothèses :

    • Les lieux de la ville, à l’interface des différentes couches de la société, sont ceux qui permettent le mieux de comprendre la constitution de la société urbaine de São Paulo et du Brésil. C’est là que se révèlent, voire s’amplifient, les problématiques de développement, que ce soient les questions de racisme, de ségrégation, du maintien de la pauvreté, du statut de « l’étranger » ou des inégalités au sein de la ville.
    • La métropole est conçue comme un terrain où se croisent pratiques, politiques, tensions et conflits qui donnent forme et fonction à l’espace urbain dans sa diversité ; l’analyse la plus pertinente de ces lieux et quartiers peu considérés jusqu’à aujourd’hui est l’échelle locale.
    • La ville n’est pas un simple cadre où se déroulent des sociabilités déconnectées de leur lieu mais un artefact qui opère une construction des expériences et qui réagit à elles. São Paulo est considérée comme une partie intégrante d’un processus à la fois cosmopolite et hiérarchisant, dans lequel interviennent les flux migratoires, les mobilités sociales et les transferts culturels, qui produisent des configurations particulières.

    Partenariat principal

    Faculté d’architecture et d’urbanisme, Université de São Paulo (FAU-USP)

    Mots-clefs

    Architecture, Urbanisme, Sociologie, Géographie, Histoire, Inégalités, Migrations.

    Unités de recherche

    UMR URMIS: Jérôme Tadié

  • JEAI Novidades

    2022-2024

    Coordination

    Marta Castilho, UFRJ
    Mireille Razafindrakoto, IRD
    François Roubaud, IRD

    Contexte

    Comment travaillerons-nous demain ? En 2020, la crise de la Covid-19 est venue bouleverser un contexte mondial en profonde mutation. Les transformations structurelles à l’œuvre sont de trois ordres : les changements technologiques, la globalisation productive et commerciale, et la transition verte. Le Brésil n’échappe à aucun de ces mouvements de fond, qui ont le potentiel d’affecter non seulement le volume de l’emploi et sa distribution sectorielle, mais également sa qualité, avec des effets sur les inégalités. Car si l’éducation, la hausse du salaire minimum et les programmes sociaux, dont l’emblématique Bolsa Familia, ont joué un rôle déterminant sur la réduction globale des inégalités, en particulier au cours des années 2000, la crise économique de 2015-2016 et la dérégulation du marché du travail ont inversé la courbe, une tendance aggravée par la crise sanitaire due au Covid-19.

    Objectifs

    Dans ce contexte, la JEAI Novidades, « Mudanças estruturais, reconfigurações do trabalho e NOVas desIgualDADES no Brasil », cherche à comprendre de quoi sera fait le travail de demain. En quoi pourrait-il avoir un impact, négatif ou positif, sur le volume, la qualité des emplois, la répartition des emplois par branche d’activité ? Ces mutations seront-elles favorables ou aggraveront-elles les inégalités de genre, « ethno-raciales », générationnelles ou spatiales ? Voici quelques questions auxquelles la jeune équipe tentera de trouver des réponses.

    Principaux partenariats

    Université fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ)

    Mots-clefs

    Marché du travail, Inégalités, Globalisation, Mutations technologiques, Transition écologique

    Unité de recherche

    UMR LEDa – Equipe DIAL

  • JEAI SANA

    2022-2024

    Coordination

    Contexte

    L’Anthropocène signale l’entrée dans une période où les activités humaines déterminent un enchaînement de changements globaux et systémiques. Cette ère nouvelle engage les sociétés humaines sur la voie d’une évolution profonde de leur organisation, car l’accélération des dérèglements climatiques, la perte en sols et l’effondrement de la biodiversité végétale et animale, causés par la généralisation des modes de production et de consommation à l’échelle planétaire, ruinent les fondements historiques du projet d’émancipation qui, formulé dans les démocraties libérales, définit la notion de progrès et de modernité sur « l’idéal de l’abondance ».

    Cependant, et bien que reconnu comme un enjeu universel, l’Anthropocène implique de considérer les enjeux propres à chaque société et territoire. Il importe aussi d’intégrer différentes échelles de temps et d’espace pour comprendre la dynamique du milieu, à la fois en fonction des évolutions des relations mutuelles société – environnement et en définissant un cadre de référence pré-anthropique à même d’identifier la part des activités humaines dans la crise globale. Pour articuler disciplines et échelles de temps, nous optons pour l’observation des sols, interface entre climat et végétation, qui jouent un rôle central dans les cycles biogéochimiques (notamment celui du carbone), tout en étant au cœur des activités humaines essentielles. Ainsi, la crise globale s’inscrit dans la combinaison de deux nexus, qui sont biodiversité/climat/ressources et société/alimentation/ressources, tout en traçant un continuum entre pratiques individuelles, organisations sociale et territoriale, et interactions sociétés-milieu.

    Au Brésil, c’est dans la vaste région densément peuplée du semi-aride nordestin, un lieu où les tensions socio-environnementales sont exacerbées par les structures sociales inégalitaires, la forte croissance démographique et le changement climatique, que se situe l’étude.

    Objectif

    Dans ce contexte social et géographique, la JEAI « Semi-Aride du Nordeste brésilien à l’Anthropocène » (SANA) est un projet transdisciplinaire qui a pour objectif d’étudier la crise globale à partir d’une approche territoriale, permettant à la fois de relier les échelles régionale et locale dans l’étude et de traiter la crise globale, non pas suivant une approche économique sectorielle ou en fonction d’aléas précis, mais en l’inscrivant dans la dynamique globale de l’organisation sociale.

    Pour cela, l’équipe travaillera selon 4 axes :

    • Étudier les dynamiques de l’érosion des sols actuelles et sur le temps long,
    • Reconstituer les évolutions et des dynamiques actuelles et récentes de la couverture végétale et pédologique
    • Améliorer les connaissances sur la définition du changement climatique dans la région, par l’adaptation de modèles de projection climatique macro-régionaux à l’échelle du semi-aride
    • Explorer, grâce aux sciences sociales, dans quel contexte de changements socio-territoriaux s’inscrivent ces dynamiques

    Mots-clefs

    Population-environnement, Anthropocène, Transdisciplinarité, Semi-aride, Nordeste

    Principaux partenariats

    Unités de recherche

    • URMIS (UMR 205)
    • Eco&Sols (UMR 210)
    • ISEM (UMR 226)
    • CEREGE (UMR 161)
La confluence des fleuves Amazone et Tapajós à Santarém

© NASA earth observatory

La confluence des fleuves Amazone et Tapajós à Santarém

GDRI-Sud

Un Groupement de recherche international-Sud (GDRI-Sud) est un réseau de laboratoires français et étrangers, dont au moins un est situé dans un pays en développement, et doté d’un comité de coordination scientifique.

  • GDRI-Sud ARID

    2019 - 2023

    Coordination

    Christian Leduc, IRD-UMR G-EAU
    Eduardo Martins, Funceme

    Contexte

    Les régions arides, semi-arides et méditerranéennes occupent plus du tiers des surfaces émergées et abritent le quart de la population mondiale. Elles connaissent des évolutions spectaculaires, sous la contrainte de la croissance de la population et de sa redistribution mais aussi de multiples autres pressions anthropiques et climatiques. Ceci affecte directement les ressources en eau, largement sollicitées pour fournir l'eau potable et développer la production agricole ; réciproquement la disponibilité de l'eau commande de nombreuses dynamiques humaines, individuelles et collectives.

    Néanmoins, ces régions montrent des situations très contrastées, tant dans leurs composantes biophysiques qu'économiques et sociales. Les ressources en eau peuvent y être relativement abondantes, comme dans les grands aquifères poreux du Maghreb et du Sahel, ou bien très fragiles comme c’est le cas du Nordeste brésilien. De même l'exploitation de l'eau à usage agricole peut aller d'un niveau faible avec une large marge d'augmentation possible (Sahel), à une surexploitation massive (de nombreux aquifères méditerranéens). Mais dans tous les cas, les ressources, les usages et leurs interactions sont encore insuffisamment connus alors qu'ils sont bouleversés par l’activité humaine. C’est dans ce contexte que naît le GDRI-Sud Arid entre l’Algérie, le Brésil, le Cameroun, la France, la Mauritanie, le Sénégal et la Tunisie.

    Objectif

    Pour mieux comprendre les différentes dynamiques spatio-temporelles des eaux souterraines ainsi que la diversité des modes d'adaptation des populations à la disponibilité de l’eau, le GDRI mène une analyse diachronique et interdisciplinaire de la relation des sociétés humaines avec l’eau et les systèmes hydriques existants, en lien notamment avec l'évolution des pratiques agricoles. En comparant des situations très différentes (géologie, climat, formes d'agriculture, contexte économique et social), l’objectif est d’identifier les facteurs majeurs des évolutions de la ressource, leurs importances respectives selon les régions et leur évolution temporelle. Cette analyse du passé et du présent doit permettre de mieux cerner les différents scénarios d'évolution possible et donc de fournir des éléments de réflexion aux acteurs locaux, aussi bien usagers que décideurs.

    Principaux partenariats

    Brésil

    Services d’État

    • Fondation de météorologie et ressources hydriques du Ceará (FUNCEME)
    • Fondation Joaquim Nabuco (FUNDAJ)

    Université

    Université Fédérale de Rio Grande du Nord (UFRN)

    Coopération sud-sud

    Internationaux

    HydroSciences Montpellier (HSM), France

    Mots-clefs

    Ressources en eau ; Développement agricole ; Gestion durable ; Zones semi-arides ; Changements globaux

    Unités de recherche

  • GDRI-Sud ScaHylab

    2019 - 2023

    Coordination

    Fabien Durand IRD - UMR LEGOS

    Contexte

    La surveillance de l'eau est un besoin fondamental partagé de manière égale par toutes les sociétés. Aujourd'hui, les satellites offrent un complément aux traditionnelles expéditions pour la surveillance in situ, qui diminuent rapidement et de façon spectaculaire dans le monde entier. Depuis plus de dix ans, l'IRD collabore avec des chercheurs des pays du Sud pour promouvoir l'étude du cycle de l'eau sur le continent américain à l'aide d'informations d'origine spatiale.

    Objectifs

    Parmi les technologies disponibles, l'altimétrie hydrologique par satellite offre depuis le milieu des années 90 une surveillance continue du niveau de l'eau, en particulier dans les grands bassins versants tropicaux. Cette technologie connaîtra une amélioration spectaculaire avec le lancement de la mission SWOT du CNES/NASA en 2022, qui, dans le domaine d’observation de la Terre, est le plus grand projet scientifique des agences pour la décennie. La mission fournira une couverture complète de toutes les masses d'eau, à une résolution spatiale de 100 m et une résolution temporelle bimensuelle.

    Au Brésil, la connaissance de ces masses est un enjeu très important pour la recherche, en lien avec des besoins sociétaux forts sur la disponibilité de la ressource et l’adaptation au changement climatique, mais aussi pour la gestion des risques et  la surveillance de l’eau continentale en quantité et en qualité.

    Principaux partenariats

    Brésil

    Service d'État

    Institut Géologique National (CPRM)

    Universités

    • Université fédérale de Minas Gerais (UFMG)
    • Université de Rio Grande do sul (UFRGS
    • Université de l’état d’Amazonas (UEA)
    • Université de Brasília (UnB)

    Coopération sud-sud

    Mots-clefs

    Hydrologie ; Télédétection ; Gestion de l'eau.

    Unités de recherche

    UMR LEGOS : Fabien Durand

  • GDRI-Sud Win

    2016-2022

    Coordination

    Vincent Corbel, IRD - UMR MIVEGEC
    Ademir Martins, Fiocruz
    Courriel : winprojectoffice@ird.fr

    Contexte

    Dengue, chikungunya, Zika… ces maladies virales, ou arboviroses, sont transmises par les moustiques du genre Aedes, communément appelé moustique tigre. Elles émergent depuis plusieurs années dans toutes les régions du monde, à la faveur de l’expansion des moustiques. En l’absence de vaccin et de traitement thérapeutique, la lutte contre les moustiques par l’utilisation d’insecticides reste l’arme privilégiée. Malheureusement, l’utilisation intensive et répétée des mêmes insecticides depuis plus de 40 ans a conduit à la sélection et la diffusion des résistances à l’échelle mondiale – résistances considérées aujourd’hui par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme un obstacle majeur au contrôle de ces maladies.

    Bien que l’on rapporte environ 100 millions de cas de dengue chaque année et que le virus Zika soit recensé dans plus d’une trentaine de pays en Amérique latine et dans les Caraïbes notamment (au Brésil, le taux d’incidence du virus de la dengue est de 48,9/100.000 hab.), il n’existe que très peu d’étude sur la résistance du moustique tigre aux insecticides, ce qui représente une menace et un enjeu de santé publique.

    Chercher à étudier de près ce phénomène, c’est l’objectif du GDRI-Win « Worldwide Insecticide resistance Network », le premier réseau international de surveillance de la résistance des moustiques vecteurs d’arboviroses aux insecticides.

    ⇒ Voir aussi win-network.ird

    Objectifs

    Afin d’identifier les lacunes et les priorités en matière de lutte antivectorielle et de gestion des résistances, le GDRI vise à développer la recherche, à aider l’OMS sur les politiques de santé, à former les acteurs de santé publique à cette question de la résistance, et, dernier axe, à favoriser la rencontre d’acteurs de la recherche, de la société civile, institutionnels et du secteur privé, afin de placer la résistance au centre de l’agenda international.

    Grâce à une cartographie mondiale des résistances, le réseau a pu déterminer les zones les plus concernées par le phénomène, parmi lesquelles on compte l’Amérique du sud et les Caraïbes, mais aussi la difficulté d’évaluation précise du phénomène en raison de la diversité de méthodes utilisées. Un autre angle de recherche se penche sur le fonctionnement de la résistance chez les moustiques. Le réseau cherche aussi à évaluer des stratégies alternatives à l’usage des insecticides, afin de contribuer à un meilleur contrôle des populations.

    Principaux partenariats

    Brésil

    Fondation Oswaldo Cruz (Fiocruz)

    Coopération sud-sud

    • Malaria Research & Training Center (MRTC), Mali
    • National Environment Agency (NEA), Singapour
    • National Institute of Malaria Research (NIMR), Inde
    • School of Public Health, Tehran University of Medical Sciences (TUMS), Iran
    • Kasetsart University (KU), Thaïlande

    Internationaux

    • Institut Pasteur de la Guyane (IPG), Guyane, France
    • Centers for Disease Control and Prevention (CDC), USA
    • Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), France
    • Notre Dame University (NDU), USA
    • QIMR Berghofer, Australie
    • Center for Vector Biology, Rutgers University, USA
    • National Institute of Infectious Diseases (NIID), Japon
    • Swiss Tropical and Public Health Institute (Swiss TPH) Suisse
    • Instituto de Higiene e Medicina Tropical (IHMT) Portugal
    • Foundation for Research and Technology (FORTH) Grèce
    • Liverpool School of Tropical Medicine (LSTM) Royaume-Uni
    • Oxford University, Royaume-Uni

    Mots-clefs

    Santé ; Résistance aux insecticides ; Moustiques ; Arboviroses ; Maladies négligées

    Unités de recherche

    UMR MIVEGEC : Vincent Corbel

  • GDRI Rainsmore

    2022 – 2025

    Coordination générale

    Marielle Gosset, IRD
    Modeste Kacou, Université FHB, Côte d’Ivoire

    Brésil

    Tarcisio F. Maciel, Wireless Telecommunications Research Group (GTEL), UFC, Fortaleza

    Contexte

    Au vu des bienfaits qu’elle apporte, des catastrophes qu’elle peut engendrer et des situations dramatiques qu’amène son manque, la pluie est considérée comme la variable climatique ayant le plus d’impact sur le bien-être des hommes et des sociétés. Les précipitations ont un rôle majeur dans les cycles de l’eau et d’énergie, et c’est pourquoi quantifier et analyser leur variabilité, sur une gamme d’échelles spatiales et temporelles, intéresse une vaste communauté de scientifiques et d’utilisateurs : spécialistes du climat, gestionnaires des bassins versants, services hydrométéorologiques, responsables de la sécurité civile, mais aussi agriculteur·rice·s, pour ne donner que quelques exemples.

    Malgré cet intérêt universel, l’estimation précise de la pluie demeure, en tout point du globe, difficile. Les réseaux pluviométriques sont insuffisamment denses, tout particulièrement dans les régions tropicales où les enjeux sur l’eau sont majeurs : risques de sécheresses et inondations, des modèles de prévisions incertains, dans des contextes de conflits latents autour de la ressource en eau.

    Objectif

    C’est à partir de ce constat que naît le GDRI RAINSMORE. En mettant en réseau des laboratoires africains - Côte d’Ivoire, Cameroun et Niger – sud-américains – Bolivie, Brésil, Uruguay – et français, les scientifiques vont tenter de combiner les différentes méthodes d’estimation de la pluie en fonction des contextes locaux. Les pluviomètres, radars météorologiques, satellites ou encore l’utilisation du réseau de télécommunication – dont les signaux sont sensibles au contenu en eau de l’atmosphère et permettent de prévoir la pluie, notamment en zone urbaine (voir initiative RainCell Africa) – sont autant de techniques qui se révèlent complémentaires. Leurs avantages et limites ayant été explorés, un défi demeure : comment fusionner ces données hétérogènes pour tirer le meilleur parti de cette complémentarité ? C’est ce que ce projet s’attachera à explorer.

    Principaux partenariats

    Brésil

    Services d’État

    • Centre national de monitoring des alertes de désastres naturels (CEMADEN)
    • Fondation de météorologie et des ressources hydriques du Ceará (FUNCEME)

    Université

    Université Fédérale du Ceará (UFC)

    Coopération sud-sud

    • Université FHB, LASMES, Côte d’Ivoire
    • Société d’Exploitation et de Développement Aéroportuaire, Aéronautique et Météorologique, SODEXAM, Côte d’Ivoire
    • Université Mayor de San Andres (UMSA), Bolivie
    • Université de Douala, Cameroun
    • Université Abdou Moumouni, Niger
    • Salto Hydrogical Center, Uruguay
    • Université Republica, Campus LN, Uruguay

    France

    Université de Guyane

    Mots-clefs

    Précipitations, Système de prévision, Science des données, Réseau, Interdisciplinaire

    Unités de recherche

    • UMR GET
    • UMR HSM
    • UMR LEGOS
    • UMR EspaceDev
    • UMR IGE
Atelier participatif et restitution par Jorg Bogumillors du séminaire du réseau franco-brésilien pour le développement durable du semi-aride du Nord-Est (ReFBN), 60 scientifiques du Brésil, de Tunisie et de France se sont réunis (2019)

© IRD - Marion Disdier

Atelier participatif et restitution par Jorg Bogumillors du séminaire du réseau franco-brésilien pour le développement durable du semi-aride du Nord-Est (ReFBN), 60 scientifiques du Brésil, de Tunisie et de France se sont réunis (2019)

PSF-Sud

Les Projets structurants de formation au Sud (PSF-Sud), qui ont pour objectifs de contribuer à la formation d’étudiants, d’enseignants chercheurs, de chercheurs, d’ingénieurs et de techniciens des pays du Sud, de renforcer les politiques de sites universitaires du Nord et du Sud et leurs liens mutuels, d’enrichir par la formation des projets de recherche ou dispositifs de recherche en partenariat de l’IRD (JEAI, LMI, GDRI-Sud).

  • PSF-Sud Recimar

    Coordination

    Alex Costa da Silva, UFPE
    Sophie Bertrand, IRD - UMR MARBEC

    Contexte et objectifs

    Le PSF Recimar est un programme de formation bilatéral sur la thématique des sciences de la mer, en lien avec le LMI Tapioca, et qui vise à combler des manques et les lacunes des formations en sciences de la mer. Il s’inscrit dans le cadre de la livraison en janvier 2020 à Recife d’un des quatre navires-école océanographiques construits par le gouvernement brésilien, le Ciencias do Mar 4, financé par un partenariat entre le ministère de l’éducation et la Marine militaire du Brésil, et est destiné́ à couvrir la région du Nordeste brésilien. Ce navire, qui peut embarquer jusqu’à 25 étudiants et professeurs, a pour vocation exclusive la formation opérationnelle des étudiants à la collecte et l’analyse de données d’observation sur les océans. En lien direct avec le LMI Tapioca, qui permet une structuration des actions grâce aux départements d’océanographie de l’UFPE et de pêche et aquaculture de l’UFRPE, ce projet permettra à terme la création d'un centre régional d'excellence en sciences de la mer pour l'Atlantique tropical à Recife.

    Sous un format d’écoles d’Été́, à bord du Ciências do Mar 4, ce projet offre des formations aux étudiants de master, doctorat, post-doctorat et aux chercheurs confirmés, brésiliens, d’autres pays d’Amérique Latine, et ouest-africains. Des formations aux outils d’observation et de modélisation visant à développer le savoir-faire pour les campagnes pluridisciplinaires à la mer, dans le domaine du bio-logging (instrumentation de la faune sauvage marine avec des enregistreurs d’activité multiples, notamment des GPS, enregistreurs de plongée, accéléromètres) et des modules sur la modélisation des données d’observation sont prévus.

    Principaux partenariats

    • Université Fédérale du Pernambouc (UFPE)
    • Université Fédérale rurale du Pernambouc (UFRPE)

    Mots-clefs

    Formation ; Sciences de la mer ; Partenariat équitable

    Unités de recherche

  • PSF-Sud Arid

    2019-2021

    Coordination

    Christian Leduc, IRD-UMR G-EAU
    Eduardo Martins, Funceme

    Contexte et objectifs

    L’ensemble des partenaires du projet, situés sur 3 continents - Afrique, Amérique latine et Europe - ont un même objet d’étude : l’évolution des ressources en eau en zones arides et semi arides. La réalisation d’une bibliothèque de ressources numériques accessibles à tous pour former les étudiants, les ingénieurs et techniciens est un outil essentiel pour partager les savoirs au sein du réseau scientifique.

    Aussi, cette bibliothèque inclura aussi bien l’acquisition de connaissances scientifiques (notions fondamentales et résultats récents de la recherche internationale) que la maîtrise technologique (le pourquoi et comment des méthodes et démarches mises en œuvre, la critique des informations acquises), le tout illustré par des études de cas, soulignant la complexité des situations réelles et les écarts, parfois sensibles, entre les pratiques sur le terrain et savoir académique.

    ⇒ Voir aussi Funceme.Arid

    Principaux partenariats

    Brésil

    Université Fédérale du Ceara (UFC)

    Coopération sud-sud

    Internationaux

    Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) https://bresil.cirad.fr/le-cirad-au-bresil-et-pays-du-cone-sud 

    Mots-clefs

    Formation ; Zone semi-aride ; Partenariat équitable

    Unités de recherche

    UMR G-EAU: Christian Leduc

Expédition Vàrzea de Janauacà, en Amazonie Brésilienne.

© IRD

La Vàrzea de Janauacà est située sur la rive droite du Rio Solimoes, à une cinquantaine de kilomètres en amont de la confluence avec le Rio Negro, où les deux cours d'eau forment l'Amazone. Observatoire HYBAM (Brésil, 2007)

Observatoires de Recherche

Les Observatoires de Recherche sont des réseaux internationaux qui cherchent, dans un espace donné, à observer sur le temps long les phénomènes et variations environnementales, climatiques ou encore sociales, afin de générer des données apportant des indices de réponse à des questions scientifiques fondamentales, mais aussi aux besoins des populations.

  • Observatoire PIRATA

    Depuis 1997

    Coordination

    Bernard Bourlès, IRD - US IMAGO
    Fabrice Hernandez, IRD - UMR LEGOS
    Eduardo Martins, Funceme

    Contexte

    PIRATA est un programme d’observation de l’océan, opérationnel et multinational (France, Brésil, USA) dont le but principal est de mieux connaitre et comprendre les interactions océan-atmosphère et leurs variations dans l’Atlantique Tropical, sur le court, moyen et long terme. Cette région océanique influence fortement les hydro-climats, et par conséquent, les économies des régions bordant cet océan (Afrique de l’Ouest, Nordeste Brésilien, Caraïbes et USA).

    L’observatoire PIRATA est initialement motivé par des questions scientifiques fondamentales, mais également par les besoins sociétaux, les sociétés nécessitant de meilleures prévisions météorologiques et de meilleures connaissances sur les variations climatiques, les évolutions du milieu marin et des écosystèmes, et leurs impacts potentiels.

    ⇒ Voir aussi Observatoire Pirata

    Objectif

    Le projet PIRATA maintient un réseau de 18 bouées météo-océaniques de surveillance en temps réel du climat de l'Atlantique tropical sur des sites choisis. Cette surveillance apporte des éléments complémentaires au diagnostic et à la prévision saisonnière du climat sous double influence de l’océan et de l’atmosphère. En analysant et assimilant les données acquises dans les modèles numériques opérationnels utilisés pour la prévision climatique, il permet de mieux anticiper la variabilité du climat sur les régions continentales avoisinantes, comme le Nordeste brésilien.

    Les campagnes annuelles dédiées à la maintenance des bouées, soumises aux aléas environnementaux, techniques ou de vandalisme, sont essentielles pour le maintien du réseau et par conséquent des séries temporelles d'observations. Ces campagnes sont également l’occasion de déployer de nouveaux systèmes d’observation.

    Principaux partenariats

    Brésil

    Services d'État

    • Institut national de recherches spatiales (INPE)
    • Centre de prévision du temps et des études climatiques (CPTEC)
    • Direction d’Hydrographie et de navigation (DHN)
    • Fondation de l'État du Ceará de Météorologie et de Ressources Hydriques (FUNCEME)

    Université

    Université Fédérale du Pernambouc (UFPE)

    Internationaux

    • Météo-France
    • Institut national des sciences de l’Univers, Centre National de la Recherche Scientifique (INSU-CNRS)
    • Institut français de recherche pour l'exploration de la mer (Ifremer)
    • Laboratoire environnemental marin du Pacifique - Administration nationale océanique et atmosphérique (PMEL- NOAA), USA
    • Laboratoire Océanographique et Météorologique de l’Atlantique (AOML- NOAA), USA

    Mots-clefs

    Océanographie ; Météorologie ; Changement climatique

    Unités de recherche

  • Observatoire HYBAM

    Depuis 2003

    Coordination

    Jean-Michel Martinez, IRD - UMR GET

    Contexte

    Situé entre les océans Atlantique et Pacifique, deux des principaux régulateurs du climat global, le bassin de l’Amazone est une sentinelle de l’impact du changement climatique sur la planète. Le bassin amazonien agit, en retour, sur la biosphère à travers les d’immenses flux d’eau et de sédiments qui sont acheminés jusqu’à l’estuaire, mais aussi par des flux d’humidité et de gaz à effet de serre qui vont vers l’atmosphère. Les changements du plus grand bassin versant de la planète sont suivis en permanence par le Service d’Observation (SO) HYBAM (Hydro-sédimentologie du bassin amazonien), à ce jour le seul dispositif existant spécialisé dans le suivi des fleuves amazoniens.

    ⇒ Voir aussi Observatoire Hybam

    Objectif

    Le SO HYBAM, grâce à un monitoring constant, cherche à déterminer si les changements observés ont une origine régionale – comme par exemple des changements massifs d’occupation des sols, la déforestation, la construction de barrages, l’exploitation d’hydrocarbures et minière, etc. – ou bien s’il s’agit de résultats d’une dynamique globale, comme c’est le cas notamment du changement climatique.

    Dans la pratique, le SO HYBAM fournit des informations sur le cycle de l’eau en Amazonie par le biais d’une base de données en ligne et d’une base documentaire. Le monitoring complète le suivi environnemental effectué dans les pays par les organismes nationaux, avec des technologies innovantes telles que la spectroradiométrie hyperspectrale qui assure jour et nuit un suivi de la qualité des eaux.

    Dans une démarche de science ouverte, les données brutes et documentaires sont accessibles aux institutions publiques, à la société civile, simple citoyen ou tout autre acteur intéressé par les problématiques de l’eau et du changement climatique.

    Principaux partenariats

    Brésil

    Services d’État

    • Institut Géologique National (CPRM)
    • Agence Nationale de l’Eau (ANA)

    Université

    • Université de Brasília (UnB)
    • Université fédérale d’Amazonas (UFAM)
    • Université fédérale Fluminense (UFF)

    Internationaux

    Université Paul Sabatier

    Mots-clefs

    Amazone ; Bassin versant ; Changement climatique ; Télédétection

    Unités de recherche

    UMR GET : Jean-Michel Martinez ; Christelle Lagane

Rencontre de scientifiques, universitaires, membres d'ONG, réseau ReFBN à Quilombo Sítio Veiga (Choró) - Nordeste brésilien.

© IRD - Marion Disdier

Rencontre de scientifiques, universitaires, membres d'ONG, réseau ReFBN à Quilombo Sítio Veiga (Choró) - Nordeste brésilien.

Réseau franco-brésilien du Nordeste

Depuis 2017

Coordination

Coordinateur Brésilien: Eduardo Martins, Funceme
Coordinateur Français: Julien Burte, CIRAD
Référent IRD: Sylvain Souchaud, IRD - UMR URMIS

Contexte

La région du Nordeste rassemble 54 millions d’habitants soit 28% de la population du Brésil. C’est la région semi-aride la plus peuplée de la planète, et aussi parmi les plus vulnérables : 58% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et les niveaux de développement sont parmi les plus bas du pays (en moyenne un IDH de 0,660 contre 0,753 pour les états du sud-est ). Aujourd’hui la désertification, résultat de l’action humaine et des changements en cours, touche déjà une partie du territoire. Les contraintes socio-économiques régissent les stratégies des populations rurales, contribuant à une gestion non durable des ressources naturelles, ce qui à terme augmente la vulnérabilité des habitants. De plus, le changement climatique accentue l’irrégularité des précipitations et les évènements extrêmes - grandes sécheresses, inondations - se font de plus en plus fréquents, avec des conséquences sur les écosystèmes et sur les activités humaines. Face à ces menaces, des acteurs de divers horizons se sont unis pour former le Réseau franco-brésilien du Nordeste (ReFBN), suite à un projet de coopération tripartite entre le Brésil, la France, et l’Afrique (Tunisie, Mauritanie) entre 2014 et 2016.

Les acteurs de cet accord de coopération internationale sont des chercheurs, mais aussi des institutions publiques, des acteurs de la coopération pour le développement et de la société civile.

Objectifs

Le ReFBN rassemble des institutions impliquées dans la lutte contre la désertification dans le Nordeste semi-aride, afin de développer des synergies entre les activités de recherche internationale et le financement pour un développement durable et concerté dans la région.

Dans ce réseau, l’IRD prend part aux activités de recherche à travers différents dispositifs de recherche, fruit de sa longue présence dans cette région et de l’active coopération avec les instituts de recherche brésiliens :

Mots-clefs

Développement durable ; Coopération scientifique ; Zone semi-aride ; Science Ouverte ; Science du développement durable

Principaux partenaires

Partenaires scientifiques

  • Fondation de météorologie et de ressources hydriques du Ceará (FUNCEME)
  • Université Fédérale du Ceara (UFC)
  • Université fédérale de Vale de São Franciso (UNIVASF)
  • Instituto national du semi-aride (INSA-Campina Grande)
  • Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD)

Services d'État

  • CNPq
  • FAPEMA
  • FUNCAP-Ceará,
  • FAPESB-Bahia,
  • FAPESQ-Paraíba,
  • FAPEPI-Piauí,
  • FAPEAL-Alagoas
  • FAPITEC-Sergipe,
  • EMBRAPA
  • MCTIC d’appui à la recherche du Nordeste
  • CETENE-Recife,

Autres acteurs

 Echantillons de sédiments extraits du forage du cratère Colônia. Il s'agit de collecter des données inédites sur le climat des zones tropicales sur 1 million d'années afin de mieux définir les changements climatiques dans ces régions (2017)

© Moises Saman - BNP Parisbas - Magnum photos - IRD

Echantillons de sédiments extraits du forage du cratère Colônia. Il s'agit de collecter des données inédites sur le climat des zones tropicales sur 1 million d'années afin de mieux définir les changements climatiques dans ces régions (2017)

Unités de recherche

Paysage de caatinga, nord-est du Brésil.

© IRD - Marion Disdier

La caatinga est un type particulier de végétation et un écosystème ayant ce type de végétation, situé dans le Nordeste du Brésil (2019).

Conventions

  • Centro de Gestão e Estudos Estratégicos (CGEE)
    • Accord de Coopération Scientifique et Technique
    • Validité : 23/08/2011 – 23/08/2021
  • Conselho Nacional de Desenvolvimento Científico e Tecnológico (CNPq)
    • Accord de Coopération
    • Validité : 20/06/2012, tacite reconduction
  • Empresa Brasileira de Pesquisa Agropecuária (EMBRAPA)
    • Mémorandum d’Entente
    • Validité : 03/04/2018 – 02/04/2023
  • Fundação Cearense de Meteorologia e Recursos Hídricos (FUNCEME)
    • Accord-cadre de Coopération Scientifique et Technique
    • Validité : 07/11/2017 - 06/11/2021
  • Fundação Oswaldo Cruz (FIOCRUZ)
    • Accord de Coopération
    • Validité : 17/08/2010 – 17/08/2020
  • Museu Paraense Emílio Goeldi (MPEG)
    • Protocole d’Intentions
    • Validité : 13/06/2016 – 13/06/2021
  • Serviço Geológico do Brasil (CPRM)
    • Accord interinstitutionnel
    • Validité : 5/11/2019 – 5/11/2024
  • Serviço Geológico do Brasil (CPRM)
    • Accord pour le développement du projet "Étude de la dynamique fluviale des grands bassins hydrographiques par télédetéction spatiale"
    • Validité : 5/11/2019 – 5/11/2024
  • Universidade de Brasília (UnB)
    • Mémorandum d’Entente Académique, Scientifique et Culturelle
    • Validité : 20/11/2017 - 19/11/2022
  • Universidade Estadual do Amazonas (UEA)
    • Accord de Coopération Scientifique et Technique
    • Validité : 11/02/2019 – 11/02/2023 
  • Universidade Estadual do Rio de Janeiro (UERJ)
    • Accord de Coopération
    • Validité : 04/05/2013, tacite reconduction
  • Universidade Federal do Amazonas (UFAM)
    • Accord de Coopération Scientifique et Technologique
    • Validité : 01/12/2015 – 01/12/2020
  • Universidade Federal do Ceará (UFC)
    • Accord-cadre de Coopération Scientifique et Technique
    • Validité : 12/07/2018 - 11/07/2022
  • Universidade Federal do Pernambuco (UFPE)
    • Accord de Coopération Académique Scientifique International
    • Validité : 15/07/2014 – 15/07/2019
  • Universidade Federal Rural da Amazônia (UFRA)
    • Protocole d’Intentions
    • Validité : 13/06/2016 – 13/06/2020
  • Universidade Federal Rural do Pernambuco (UFRPE)
    • Protocole d’Intentions
    • Validité : 01/11/2019 - 01/11/2024
  • Universidade Federal de São Carlos (UFSCAR)
    • Accord Général de Coopération Académique et Scientifique
    • Validité : 13/05/2016 – 13/05/2021
  • Universidade de São Paulo (USP)
    • Memorandum of Understanding
    • Validité : 20/11/2017 - 19/11/2022
  • Universidade Federal do Sul e Sudeste do Pará (UNIFESSPA)
    • Accord général de coopération technique et scientifique
    • validité : 17/10/2019 - 17/10/2024