Summary

Updated 03/12/20

L'IRD est présent au Niger depuis 1957.

La représentation de l'IRD au Niger

Les recherches menées par l’IRD au Niger concernent l’Hydrologie, l’archéologie, la génétique des plantes, l’agronomie, l’agroclimatologie, la pédologie, l’écologie et les sciences sociales. La représentation de l’IRD au Niger est basée à Niamey.

Un Accord-cadre de Coopération Scientifique et Technique entre le Gouvernement de la République du Niger et l'Institut détermine les modalités de la Coopération entre le Gouvernement de la République du Niger et l'IRD. Il définit aussi les principes généraux de collaboration entre, d'une part, le Ministère en charge de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de la Technologie et ses subséquents - universités, instituts, établissements et organismes publics, sociétés d'état et sociétés d'économie mixte, des démembrements du gouvernement et les organismes internationaux qui dépendent de son domaine de compétences et, d'autre part l'IRD. 

Des protocoles de Coopération Scientifique et Technique ont été également signés, notamment avec l'Université Abdou Moumouni, le centre AGRHYMET, l'Autorité du Bassin du fleuve Niger, le Centre africain pour les applications de la météorologie au développement (ACMAD) et le Lasdel.

Coordonnées et contact

Avenue de Maradi

BP 11 416 - Niamey - Niger

Tel: (227) 20 75 38 27 / 20 75 26 10 / 20 75 31 15

Fax : (227) 20 75 28 04

contact : niger@ird.fr

En taxi : demander Maurice Delens, puis le CES Yantala (ex CEG 6)

Vie quotidienne au Niger

© IRD

Historique

La période "hydrologie" (1957 à 1975)

  • Étude du régime des cours d'eau nigériens
  • Étude du mécanisme de ruissellement et de l'érosion des sols

Diversification des thématiques de recherche (1976 à 1985)

  • Coopération entre les archéologues de l'Institut de Recherche en Sciences Sociales (IRSH) et les chercheurs de l'ORSTOM (travaux dans l'Aïr, le Termit, etc.).
  • Ouverture en 1980 du CERMES, Centre de Recherche sur les Méningites et les Shistosomoses, institut membre de l'OCCGE (Organisation de Coordination et de Coopération pour la lutte contre les Grandes Endémies), organisme inter-étatique regroupant huit pays d'Afrique de l'Ouest et la France. Il a été placé sous la direction de l'ORSTOM, puis de l'IRD jusqu'à la fin de l'année 1999. En 2000, l'OCCGE est dissoute et l'IRD se retire de la gestion du CERMES.

Une recherche à caractère sous-régional (1986 à 2003)

  • Mise en œuvre de programmes de recherche à dimension régionale (programme EPSAT, HAPEX Sahel, Programme sur la diversité des mils, etc.)

Autres champs de recherche explorés

  • Programme AMMA
  • Programme de conservation de la biodiversité dans l'Aïr Ténéré
  • Poursuite du programme sur la génétique des mils
  • Étude des stratégies patrimoniales et territoriales au Niger
  • Étude des systèmes de santé
  • Rongeurs, Protection des Cultures et Santé Humaine
  • Érosion des sols
  • Diversité des mils
  • Hydrologie (de surface et souterraine) et climatologie
  • Sociologie et anthropologie
  • Programme Mégha-Tropiques.
Des zones de maraichage exposées à la leptospirose, Niger

© Garba Madougou

Le représentant

Guillaume Favreau, géologue de formation, est le représentant de l'IRD (Institut de Recherche pour le Développement) au Niger.

Investi dans la recherche scientifique de terrain dès 1996 au Niger, il y a effectué sa thèse dans le Zarmatarey, en partenariat avec différents services ministériels (direction des ressources en eau...), avant d'être recruté à l'IRD en 2002. Ses recherches l'ont mené ensuite de l'Australie au Texas, en passant par la Tunisie centrale, le nord-Nigéria et le Cameroun. Au Niger, ses travaux ont concerné, directement ou par le co-encadrement de master ou de thèse au Niger, la quantification des apports d'eau douce du Lac Tchad à la nappe phréatique, et d'une manière générale, la mise en évidence des liens entre climat, végétation et eaux souterraines.

Parmi ses travaux de recherche emblématiques figure la mise en évidence, à partir d'archives de l'OFEDES et de différents rapports techniques, d'une hausse continue, de plusieurs mètres en réponse au déboisement, du niveau des nappes phréatiques depuis les années 1950s. Cette masse d'eau douce naturellement stockée en profondeur sous le sol depuis plusieurs décennies au sud-ouest du Niger constitue à la fois un potentiel à exploiter pour contribuer aux Objectifs de réduction de l'insécurité alimentaire ou de la fourniture d'eau potable, mais aussi, parfois, représente un risque quand la nappe affleure et dégrade l'usage des terres à des fins d'habitation ou d'agriculture.

L'IRD au Niger, par des bourses de thèse, des outils à la mobilité "nord-sud, sud-sud" ou à la réponse conjointe à appel à projet avec des équipes de recherche nationales, vise à favoriser la co-production de connaissance et les échanges scientifiques pour mettre en exergue les thématiques scientifiques priorisées par le Niger, au service des grands défis des Objectifs de développement durable".