Summary

Paola Santacruz est biologiste. Elle a obtenu un diplôme d’agroécologie de l’Université Polytechnique Salésienne (UPS) de Quito. Actuellement, elle est doctorante à l’Université de Montpellier et l’IRD. Elle est accueillie par l’Université Catholique d’Equateur (PUCE), à Quito, et travaille sur le projet européen “Global” (dirigé par Thomas Couvreur, chercheur IRD). Pendant longtemps, Paola s’est intéressée aux insectes, en particulier aux stades immatures des papillons et à la relation avec les plantes hôtes. En plus de cela, elle a réalisé des études sur divers champs lorsqu’elle travaillait pour le Musée Interactif des Sciences de Quito, où elle a également produit des expositions. 

Bonjour Paola, pourrais-tu nous dire quelques mots sur l’idée que tu te faisais, petite, de la profession de chercheuse ? Et ce qui te surprend ou te plaît dans la réalité que tu vis aujourd’hui ?

Paola Santacruz

© IRD Equateur

Depuis toute petite, selon ce que me raconte ma mère, j’ai toujours dit vouloir être scientifique. Je peux assurer que c’est une grande curiosité qui m’a poussée à suivre ce chemin. Je me souviens clairement de voir, à la télévision, Jacques-Yves Cousteau, et vouloir absolument connaitre les profondeurs des mers. D’ailleurs, quand j’ai commencé ma licence en biologie, je voulais étudier la partie marine, mais avec le temps, j’ai découvert que j’étais passionnée par l’étude des forêts et cela m’a conduit à connaitre des lieux incroyables dans le pays. 

Quand j’étais enfant, je pensais que les chercheurs voyageaient beaucoup et découvraient des lieux que personne d’autre ne connaitrait jamais… Je les voyais comme des espèces de voyageurs errants, quelque chose qui se rapprocherait des histoires de Gulliver par exemple ! Cela dit, la réalité reste magique pour moi : nous sommes des personnes animées par une grande curiosité, par l’envie de découvrir l’inconnu et contribuer à une meilleure compréhension du monde qui nous entoure. Evidemment, il y a aussi des difficultés, dont la principale, est, je dirais, le manque de moyens pour la recherche dans les pays en voie de développement. 

Et tu pourrais nous en dire plus sur ton travail de recherche actuel ? Ainsi que tes relations avec l’IRD ?  

Au mois de septembre dernier s’est présentée la possibilité pour moi de candidater à une bourse doctorale liée au projet européen ERC Global. J’avais à peine lu l’offre qu’elle me paraissait faite pour moi ! C’est ainsi que j’ai décidé de postuler et, après plusieurs entretiens, ma candidature a été retenue. 

C’est à ce moment que j’ai contacté Thomas Couvreur (botaniste et chercheur à l’IRD Equateur - UMR DIADE, Montpellier - vivant actuellement à Quito), qui gère la recherche et le projet que j’intègre pour réaliser mon doctorat dans les trois ans qui viennent. 

Nous faisons en fait des recherches sur les interactions entre les plantes et leurs herbivores ainsi que sur l’évolution de la famille des annonacées. Notre terrain de recherche est le Parc National Yasuní, en Amazonie équatorienne. Ces recherches vont nous permettre de mieux connaitre des aspects évolutifs qui nous emmènent à un niveau supérieur de compréhension de la nature, dont nous faisons partie. L’ensemble des équipes a pour but de mieux comprendre la nature et comment la protéger, afin de maintenir un lieu approprié à notre vie et à celle de tous les êtres qui peuplent cette planète. 

Actuellement, je fais donc partie d’une équipe de recherche de l’IRD, dans le cadre de mon doctorat et j’en suis très heureuse ! Depuis que j’ai commencé mes recherches sur ce thème, un de mes objectifs était de pouvoir travailler avec l’IRD et/ou intégrer ses équipes. Le rêve est maintenant réalité ! 

Cela dit, il faut préciser que mes premiers contacts avec la structure datent d’un peu plus tôt : en effet, lorsque je travaillais pour le Musée Interactif des Sciences de Quito, j’ai eu l’opportunité de découvrir les différents programmes de l’Institut et contribuer, dans le cadre de mon travail, à la divulgation scientifique en partenariat avec l’IRD (comme par exemple, à l’occasion de la Fête de la science, lors de laquelle l’IRD et le MIC ont collaboré en proposant des évènements sur Aimé Bonpland). 

Merci Paola d'avoir pris le temps de répondre à nos questions et bon courage dans ton travail de thèse ! 

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© IRD Equateur

Paola Santa Cruz papillon