Updated 03/10/25

La formation et l'innovation sont des leviers essentielles pour le fonctionnement de l'IRD au Sénégal. La formation permet d'améliorer les compétences des chercheurs et l'innovation inspire des solutions durables face aux défis environnementaux et sociétaux. 

Au campus ISRA-IRD de Bel air, ici des prélèvements au sein du laboratoire multi-institutionnel (UCAD/ISRA/IRD) LCM. Dans le cadre d'études génétiques et cinétiques de croissance de bactéries fixatrices d'azotes élites, les Rhizobiums, ces manipulations mesurent, dans différentes conditions, leurs densités optiques.

© IRD - Patrice Brehmer

Au campus ISRA-IRD de Bel air, ici des prélèvements au sein du laboratoire multi-institutionnel (UCAD/ISRA/IRD) LCM.

Formation

L’IRD au Sénégal est particulièrement engagé dans la formation tout au long de la vie professionnelle. L’Institut accompagne des élèves, des post-doctorants et des chercheurs dans leur souhait d’apprendre ou d’améliorer leurs compétences au travers de formations initiales, de séminaires, de colloques ou de programmes développés en partenariat avec nos chercheurs et les chercheurs et institutionnels sénégalais et mauritaniens.

La formation initiale

L’IRD au Sénégal participe à :

  • 14 Masters et 1 Formation Doctorale au sein de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar
  • 1 Master au sein de l’ENSAE (Dakar)  
  • 1 Licence et 2 Masters au sein de i Gaston Bergé (UGB) de St Louis               

De plus, environ une centaine de stagiaire sont accueillis chaque année, dont une vingtaine d’élèves de Master 2, ainsi que 48 élèves doctorants, dont 10 bourses de recherche pour une thèse au Sud (ARTS).

Les écoles d'été

Les laboratoires organisent des écoles d'été destinées à la transmission de connaissances et de pratiques de professeurs spécialistes vers des doctorants ou post-doctorants récents. Ces écoles ont vocation à se répéter d’une année sur l’autre ou tous les deux dans le même domaine, mais sur des thématiques différentes.

Formation en Aquaculture au Sénégal dans le cadre du projet Art Sunu Gueej

© IRD - Patrice Brehmer

Formation à la plateforme aquacole Art Sunu Gueej sur le campus ISRA - IRD de Bel Air au cours d’une formation de la CAOPA supportée par l’UEMOA

Innovation et valorisation

La valorisation de la recherche et l’innovation ouverte et responsable sont au cœur des missions de l’IRD. Le Contrat d'objectifs et de Performance (COP) de l'IRD inscrit la nécessité de mettre la recherche pour le développement au service de la formation, du partage des savoirs et de l'innovation responsable.  

  • Accélérer l'impact des solutions agroécologiques et durables par l'innovation entre acteurs de la recherche et du monde socio-économique.

    Sa vocation est de rayonner dans toute la région d'Afrique de l'Ouest et offrir aux chercheurs et aux services nationaux de valorisation, la possibilité de mieux travailler avec les acteurs socio-économiques et institutionnels des territoires.

    En partenariat avec le CIRAD, Business France et la Société d'accélération de transfert de technologies du Languedoc Roussillon (SATT AxLR), le projet est lancé en Côte d'Ivoire et au Sénégal pour une durée de deux ans. Son objectif est d'accompagner l'impact des recherches partenariales en agriculture, agroalimentaire et agroécologie en facilitant les partenariats de la recherche avec les acteurs socio-économiques.

  • Une plateforme d'innovation et d'incubation pour l'économie bleue

    L'initiative Art Sunu Gueej s'appuie sur l'expertise accumulée par les centres de l'Institut sénégalais de recherches agricoles, en particulier le CRODT, avec le soutien de l'IRD. Cette initiative repose sur une infrastructure de recherche qui comprend une plateforme aquacole (aquarium, bassins en milieu contrôlé, bassin aquaponique, double circuit eaux douce et salée, etc.), un potager, une unité de production de farine d'insecte, deux laboratoires (sec et humide) associés à divers plateaux techniques sur le campus de l'ISRA et de l'IRD à Bel air.

    Parmi les innovations de la plateforme :

    • le suivi et la sensibilisation sur les problématiques liées, à la pollution marine ;
    • la valorisation des macro-algues marines et le développement de l'aquaculture : production d'alevins, domestication, composition d'aliments aquacoles (dont farine d'insecte par bioconversion) ;
    • la méthanisation des fèces de poisson pour produire de l'énergie renouvelable et du fertilisant.
  • Mise à l'échelle de fabrication d'un semoir multifonctionnel pour l'application de bio-engrais

    Le projet Mysemoir a pour objectif d'améliorer et finaliser la fabrication fiable et durable à l'échelle semi-industriel d'un modèle de semoir multifonctionnel par des entreprises locales compétentes. Un prototype de semoir développé via un partenariat CNCR/ APRAO/ IRD (modèle d'utilité OAPI 2019) permet de semer les graines et d'épandre simultanément l'inoculum mycorhizien biostimulant, facilitant ainsi la colonisation des racines par le champignon symbiotique et maximisant son effet sur des cultures agricoles telles que mil, sorgho, niébé, arachide, maïs.

    Les inoculums stimulent la croissance des plantes et leur résistance aux stress biotiques et abiotiques, et permettent donc une amélioration des rendements, des revenus et de la sécurité alimentaire. Les premiers tests au champ du semoir ont suscité un grand intérêt des agriculteurs en leur rendant possible l'épandage de biostimulants à grande échelle, à un coût limité.

    Sur le plan technique, en s'appuyant sur l'expertise en machinerie agricole de l'ISRA, les essais ont montré que le design du semoir peut être encore ajusté, pour une production standardisée à l'échelle semi-industrielle, qui garantira la robustesse de l'appareil et la précision des épandages. La disponibilité du semoir multifonctionnel accompagne le développement au Sénégal de la filière de bio-intrants microbiens via la mise en place d'unités de production d'inoculum mycorhizien délocalisées.